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Quand "le mieux" lâche prise, presque à voix basse

Ralentir, écouter le corps, créer à un rythme juste : ce récit personnel explore une fin d’année marquée par la création artistique, la maladie de Ménière et le lâcher de l’illusion du “mieux”.


l'art du lâcher-prise, là ou tout devient possible
l'art du lâcher-prise, là ou tout devient possible

Que fait-on quand une année se termine ?

On pourrait faire des bilans, tirer des conclusions, se fixer des objectifs. Et parfois, il s’agit surtout de faire une pause. Regarder le chemin parcouru sans le juger. Reconnaître ce qui a changé, même discrètement.


Cette année ne se termine pas dans un feu d’artifice. Elle se referme doucement, presque à voix basse.

En la regardant s’éloigner, ce qui monte avant tout, c’est la gratitude. Pour le chemin parcouru, souvent invisible. Et pour celles et ceux qui sont là, d’une manière ou d’une autre, aujourd’hui.


La fin d’année est, pour moi, un moment pour ralentir. Pour reconnaître ce qui a été traversé, avec ses élans et ses détours. Et pour accueillir ce qui demande encore un peu de patience.


2025 aura été une année de changement. J’ai terminé mon école d’art, marquant la fin d’un cycle important. Mais surtout, j’ai appris à ralentir sans culpabilité, à accepter que tout ne se déroule pas toujours comme prévu. Cette année m’a aussi invitée à laisser derrière moi une certaine idée du « mieux ».


Pas le désir d’aller bien, ni l’élan de transformation. Plutôt cette attente discrète que demain devrait forcément être plus simple, plus fluide, plus facile qu’aujourd’hui. Comme si le présent devait toujours être dépassé pour être habitable.


Il y a eu le MAG, l’exposition.Le plaisir profond de retrouver des personnes, des visages, des regards. Les échanges autour des œuvres, les conversations, les silences partagés. Ces moments rappellent combien le lien humain donne du sens à ce que je crée et partage. L’art existe aussi là, dans la rencontre.


Et puis il y a eu le corps. Une nouvelle crise de Ménière, au début du mois de décembre, est venue rappeler avec simplicité que vivre ne se fait pas dans l’attente d’un mieux à venir. Elle m’invite à lâcher cette projection, à être plus présente à ce qui est là maintenant, et à avancer en respectant le rythme possible, sans promesse pour demain.


Ce que cette traversée m’enseigne, c’est une attention plus juste. Une présence plus simple. Une façon d’être en lien avec la création et la vie qui respecte le temps, l’énergie, et ce qui se vit réellement.


Créer continue. Autrement peut-être. À une mesure plus fidèle. Et cela va bien ainsi.


En regardant vers l’année à venir, je ne parle pas de résolutions. Plutôt d’une intention : rester à l’écoute. Laisser émerger ce qui a sa place. Respecter les rythmes — ceux du corps, de la création, de la vie.


Avant de refermer cette année, j’ai surtout envie de dire merci. Merci pour votre présence tout au long de ce chemin, pour l’attention portée à mon travail, pour les échanges, les regards, les mots parfois discrets. Le lien qui se tisse est souvent silencieux, mais profondément sincère.

Cette année n’a pas toujours ressemblé à ce qui était prévu.Et pourtant, elle a été riche de ce qui a compté.


En cette période de fêtes, je vous souhaite de très belles et joyeuses fêtes de fin d’année, avec du temps, de l’espace, et la douceur des jours qui s’ouvrent.


Nathalie




Conclusion


Ce récit n’est pas une réponse, ni une leçon à tirer. C’est simplement une trace laissée sur le chemin, un moment pour reconnaître ce qui a été là, tel que c’était.

Si ces mots résonnent, peut-être invitent-ils à leur tour à ralentir, à écouter ce qui se vit maintenant, sans chercher à le corriger. À faire un peu de place, là où le rythme demande à être respecté.

Je vous souhaite des jours simples, habités, et cette douceur discrète qui accompagne quand l’on cesse de vouloir aller ailleurs.

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